En France, nos conseillers généraux sont des personnes élus au suffrage universel direct par les électeurs des cantons, dans le cadre d’un scrutin uninominal majoritaire à deux tours : l’élection cantonale.
Ainsi l’ensemble des conseillers généraux élus dans un département forme le conseil général. L’organe d’administration du département, dont l’exécutif est confié au président du conseil général ( André Vallini en Isère ) assisté de la commission permanente.
Dans chaque département, les conseillers généraux sont renouvelés par moitié tous les trois ans, le renouvellement d’une des séries devant désormais coïncider avec les élections municipales, tandis que celui de l’autre série doit se dérouler en même temps que les élections régionales.
Jusqu’en mars 2011 les conseillers généraux étaient élu pour six ans. Ceux ont été élus les 20 et 27 mars 2011 l’ont été que pour trois ans car il est prévu qu’ils soient remplacés par les conseillers territoriaux en 2014.
Dans le cas d’une élection partielle (à la suite d’un décès, d’une démission, etc.), le mandat du nouvel élu court seulement jusqu’à la date normale de fin de mandat de son prédécesseur, de manière à ne pas modifier le calendrier de renouvellement du conseil général.
Bien que le rôle d’un conseiller général soit théoriquement voué à la gestion d’un département dans son ensemble, dans les faits, mais de manière non écrite, le conseiller général sert souvent de lien privilégié entre l’administration départementale et les électeurs de son canton, un peu à la façon d’un député qui sert d’« interface » entre la représentation nationale (les ministères) et les administrés de sa circonscription.
La loi du 31 janvier 2007 qui a introduit pour les élections cantonales la notion de suppléance, comme pour les législatives. Pour le législateur, il s’agissait notamment de pointer une symbolique supplémentaire favorable à la parité homme-femme.
Ainsi, les candidates ont un suppléant et les candidats une suppléante. Mais la remplaçante comme le remplaçant de l’élu(e) a une chance infime de siéger à l’hôtel du département d’ici 2014, car même en cas d’absence du titulaire, le remplaçant ne peut pas siéger au conseil général.
La loi électorale distingue deux cas où il peut en être ainsi?: le décès du titulaire – tragique hypothèse –la démission – ou le cumul trop important de mandats – couperet que ne menace aucun candidat titulaire dans notre canton. Donc, et sans vouloir aucunement être désobligeant avec les femmes et les hommes qui suppléent, leur rôle est voué à rester modeste.